Le gazé ou Piéride de l’aubépine

Aporia crataegi

Aporia Crataegi BaumweisslingParmi une grande variété de piéridés (la plupart sont de couleur bleu, brune ou jaune), le gazé se fait remarquer immédiatement, quand on arrive à le trouver. Pour des raisons  inconnues ce papillon est introuvable pendant des dizaines d’années. Mais lorsqu’il resurgit, il est reconnaissable entre tous à cause de ses ailes blanches veinées de noir.

L’accouplement peut durer des heures. Il n’est même pas interrompu lorsqu’on les animaux se déplacer sur une main calmement tendue, pas plus si l’un des deux papillons – le mâle ou la femelle – s’envole pour chercher une place plus tranquille, tout en restant accroché à son partenaire.

La Guêpe des bois

Sirex cyaneus

Sirex Cyaneus Blaue KiefernholzwespeCette variété de guêpe est un insecte imposant, qu’il n’est pas rare de trouver dans nos forêts, mais qui se laisse observer que difficilement de près, car cette espèce de guêpe – qui pour nous humains est totalement inoffensive – séjourne la plupart du temps dans la cime des arbres.

Les femelles sont munies d’une tarière très fine, longue, mais extrêmement résistante qui sort du dessous de son abdomen. De cette manière, elles forent le bois des conifères, pour y déposer leurs oeufs dans des petits tuyaux. Toutefois, le dommage économique ainsi causé, est relativement faible et ne se manifeste souvent que lorsque le bois a été travaillé, voire même déjà utilisé. En effet, le développement des larves peut durer plus de quatre ans. C’est ainsi que l’une ou l’autre Guêpe des bois se verra soudain éclore dans des meubles, ou sous le capiton d’un banc.

Une guêpe fouisseuse

Pemphredon spp.

preview hoet 00029 grabwespe erbeutet spinneC'était la fin de l'araignée : A peine avait-elle commencé à se déplacer, quoique lentement, qu’elle fût happée par la guêpe qui la retourna et la mordit pour l’anesthésier. Ce n’était probablement pas la première piqûre, car cette araignée qui vivait dans la cime des arbres a dû être attaquée précédemment et paralysée par l’insecte.

La guêpe fouisseuse continuait à mordre pour ne pas perdre sa proie. Comme « charge de vol » celle-ci était certes beaucoup trop lourde, mais par un heureux hasard, le nid de la guêpe se trouvait à seulement deux ou trois mètres de là, sous une racine. C’est dans cette direction que la guêpe tirait l'araignée complètement paralysée.

La Libellule déprimée (fem.)

Platetrum depressum

preview hoet 00050 platetrum depressum blattbauch femDe début mai à fin juillet, la Libellule déprimée se trouve fréquemment dans des endroits ensoleillés avec des eaux stagnantes. La différence entre les sexes est remarquable : alors que l'abdomen du mâle sera d’un bleu clair lumineux, celui de la femelle est brun-jaune, et avec l'âge devient couleur olive et finalement brun foncé.

Comme toutes les libellules, la Libellule déprimée est un excellent « aviateur ». Elles reconnaissent, saisissent et consomment leur proie au vol – après avoir observé précisément les environs d'un point plus haut ...

Le Monochame tailleur

Monochamus sartor

preview hoet 00036 monochamus sartor langhornbockIl est caractéristique de la majorité des coléoptères qu'ils possèdent deux paires d'ailes formées de manière différente. La paire d’ailes extérieures est dure (contenant chitine) et doit être déployée, afin que le coléoptère puisse déployer la paire d’ailes intérieures, qui est membraneuse et sert pour le vol. Cela peut être particulièrement bien observé chez un grand coléoptère comme le Monochame tailleur.

Ce coléoptère vit de façon éparpillée – et malheureusement de plus en plus rarement – dans les forêts de conifères, dans les Alpes jusqu’à la limite de pousse des arbres. Il vole les jours d'été chauds. Son vrombissement est audible de loin et ressemble à un petit hélicoptère, et lorsqu’il atterrit, on peut bien observer le mécanisme de compliqué repliage de ses ailes. Cela prend du temps, jusqu'à ce qu'il ait complètement replié et fermé ses ailes.

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